De l’horizon à toi le beauceron

Je suis là ! Tu m’as cherché partout entre ciel et mer, entre ciel et sable. Tu m’as rêvé, tu m’as chanté, tu m’as idéalisé. Mais je suis là, tout près de toi, de ta terre plate.
Regarde moi, entre ciel et terre, je suis là.
Ton horizon beauceron, cet infini qui te rendra claustrophobe partout où les montagnes s’élèveront.
Non, ce n’est pas une illusion d’optique. Sens moi, respire moi.
Je suis ton immensité, toi le beauceron, qui regarde ta terre en bas, et les nuages du ciel en haut.  Et quand le vent s’engouffre dans tes champs de céréales, et que les vagues déferlent, même les mouettes s’y méprennent. Je suis ton absolu, moi l’horizon.
Tu dois penser que je suis mégalo, que je m’illusionne. Pourtant, dès que tu t’éloignes, je te manque.
Toi, ta terre et moi… nous sommes la Beauce !

L’horizon