Vous n’avez pas terminé votre lettre à temps ? Vous n’avez pas osé prendre votre plume pour nous confier vos sentiments ? Vous avez encore tant de choses à nous dire sur votre Pays Loire-Beauce ?

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Vos Lettres

De Florine à Cookie

Salut Cookie !

Je t’envoie cette lettre car tu me manques… ton beau pelage blanc avec tes petites tâches tachetés était semblable à des petits cookies sur la neige…

As-tu changé depuis le temps ? Que deviens-tu ?

Te souviens-tu, le jour où j’ai entendu ta sœur, Kiara, miauler dans ce champ de maïs ? Toi tu dormais paisiblement dans ce sac plastique orange collé à tes frères, Filou, Pinceau, Gribouille, et ton autre sœur, Malice !
Depuis que l’on vous à ramenés à la maison, on vous à nourrit au biberon !! Vous deviez avoir seulement quelques heures… Mais vous avez tous survécu !

Puis, Malice est partie après 5 mois… mais c’est une amie de ma sœur qui l’a emmenée chez elle ! Puis Pinceau, Filou, toi sont partis et puis voilà ! Gribouille est parti un peu plus tard ! Kiara est restée… elle est devenu une vraie tigresse !!!
Puis, nous avons récupéré Filou car son propriétaire ne pouvait plus s’occuper de lui à cause de son boulot…

Enfin voilà quoi !! Et toi ? Tu te plais dans ta maison ? Je crois que depuis tu as changé de nom mais je ne m’en souvient plus…

Ton ancienne propriétaire, ta maman, Florine !

De Lilouna à l’Arc-en-ciel

À mon meilleur ami, celui qui m’a toujours comprise…

Dans la brume du soir, tu brilles.
Tu pourrais conduire à des trésors mais tu n’es là que pour calmer l’orage ou sa petite sœur la pluie…
Mais aussi pour encourager le soleil à réapparaître…

Toi, celui que j’admire tant… Arc-en-ciel qui tire les flèches d’Espoir…

Ta plus grande confiance, Lilouna !

Du Merle de la vieille école

Un peu de dérangement dans le quotidien, ici, à St Péravy, et c’est tout de suite la fête. J’entends chanter, je reconnais la musique d’un accordéon mais ce que j’aime par-dessus tout, ce sont les voix des enfants. Parce qu’elles ressemblent à la mienne, mais en plus beau, en plus chaud, en plus tendre.

Le merle de la vieille école

De Gilberte au bleu

Bleu.

Tout bleu comme le ciel strié par le passage des avions qui décollent ou atterrissent.
Bleu comme les toitures d’ardoise de mes bâtiments.
Bleu le myosotis.
Le bleuet des blés
Bleues les pervenches des bois
Les lavandes du midi
Bleu comme le bleu horizon des poilus de 14/18
Bleu les casques de l’ONU.
Bleue l’équipe sportive « les Bleus »
Bleu, celui que je me suis fait en me cognant.
Bleu comme mes yeux qui vont perdre leur vision jusqu’à la cécité.
J’en ai une peur bleue. Je n’y verrai plus que du bleu.
Allons – reposons-nous.
Ecoutons le bruit du silence
et faisons de beaux rêves bleus.

Gilberte

De Gilberte au fromage mou

Au fromage mou de la rentière,

Elle est assise au coin de sa table de cuisine face à la photo de son mari défunt mise au mur. Avec sa maigre retraite agricole, elle ne peut pas se contenter de choses plus chères. Elle va manger sa « fromagée », fromage blanc de la faisselle délayé avec un peu de lait.
D’ici quelques temps nous allons manger des choses extraordinaires : des larves, des grillons, des asticots réduits en farine mélangée dans des aliments de cuisines toutes faites. Cela va nous aider à devenir centenaires. Y aura-t-il assez de maisons de retraite, de médecins, de soignants et de mouroirs !
Certains mangent des yaourts, nature ou aromatisés, mais y a-t-il une goutte de lait dans ces petits pots ?
Peut-être auront-ils avoir envie de manger « la fromagée » comme la mange la rentière au fromage mou …

Gilberte

De Gilberte au vent

C’est toi ?

On ne t’a pas vu arriver sans bruit – en courant – Tu nous décoiffes – Quand tu es en colère, tu fais des dégâts sur les toitures et dans les champs, tu courbes les arbres- Tu nous transperces quand tu es froid – Tu nous rafraichis quand il fait chaud – Quand tu es doux, c’est le zéphyr ou la brise mais quand tu es violent c’est l’ouragan, la tempête dévastatrice.
Mais oui, c’est toi – le vent !

Gilberte

De Gilberte au soir d’été

Soir d’été,

Cette année, le soleil n’est pas généreux. Le temps est toujours incertain. Nous ne nous plaignons pas de la grosse chaleur et le soir, après le coucher du soleil il fait bon « prendre le frais » dans un fauteuil.
Tout est calme ! Pas de bruit. Seuls les oiseaux tracent dans le ciel. Les piafs s’en donnent à cœur joie et les hirondelles, parents et petits envolés depuis peu, forment un ballet piailleur. Et, tout d’un coup, plus rien. Toute cette gent emplumée est rentrée et s’apprête à passer la nuit la tête sous l’aile. Bientôt ce seront les chauves-souris de prendre leurs ébats. Puis la nuit tombée, les chouettes ou hiboux prendront le relai, butant dans les volets ou les vitres des vérandas.
Vous entendrez aussi les cris des chats affamés, perdus par des vacanciers, qui se disputent une nichée de faisandeaux fraichement éclose. Puis les chiens des voisins dans les chenils.
Au lointain, le ronronnement d’un orage, le bruit de l’avion postal à ligne régulière. Les étoiles s’allument une à une et la lune a l’air de nous sourire.
Demain ce sera un autre jour !
La nature si belle s’endort – Ne la maltraitons pas !

Gilberte

De Gilberte à la chemise de nuit

La chemise de nuit de Mamie,

En rangeant dans mon armoire, j’ai trouvé une chemise de nuit que ma fille mettait quand elle avait une dizaine d’années. Je la gardais car quand les enfants sortaient le soir, les petits venaient dormir chez moi et mettaient la chemise quand ils avaient oublié le pyjama.
J’ai dit à ma fille : je te la donne pour ta fille… Oh non ce n’est plus à la mode, ce n’est pas du beau tissu – N’en parlons plus.
Je l’ai montrée à mon arrière petite-fille qui m’a dit : elle me plait, je vais la porter quand je viendrai dormir chez Mamie.
Aussitôt j’ai fait quelques broderies pour l’agrémenter et maintenant elle sert.
La chemise a plus de 60 ans !

Gilberte

De Gilberte à l’amitié

L’amitié.

Une fleur – un parfum, un sourire, un mot –
Quoi de plus pour former une amitié –
L’amitié, c’est franc, sincère – de la compréhension et de la force et de l’aide.
Méfions-nous de l’amitié hypocrite qui cherche le profit, l’avancement qui n’engendre que mépris et mensonge.
Les vrais amis se comptent.
C’est une qualité innée.

Gilberte

De Gilberte à la valse

La valse,

Lorsque j’étais jeune fille, avec les camarades de mon âge, nous allions, à bicyclette, danser dans les bals de communes environnantes. Tout le monde se connaissait. J’aimais danser mais je ne dansais pas la valse.
Dans toute l’assistance, un jeune homme me plaisait… mais comment l’aborder !! Le bal est commencé – la musique commence à jouer – le jeune homme vient m’inviter… c’était une valse ?!… le déclic fut immédiat… je me suis jetée à l’eau.
J’ai dansé… nous avons dansé plusieurs fois après et un jour, il m’a dit : veux-tu être ma femme ?
Ah la valse… tu fus le départ de 64 années de bonheur, mais je ne sais toujours pas danser la valse.

Gilberte